AUCUN CADEAU N’A PLUS DE VALEUR QU’UN SAGE CONSEIL
Erasme 1469-1536

14 mai 2009 ..... Quelle est la vraie force de la nouvelle croissance chinoise ?

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Ce nouveau décollage de la Chine va-t-il entraîner une remontée rapide des matières premières ...

Croissance de la Chine au début 2008: environ 12%
Croissance de la Chine à fin 2008: environ 2.5 %
Actuellement (toujours en glissement annuel): environ 5-6%



Oui. Ces deux graphiques indiquent une fermeté de la consommation privée en Chine.

Pourtant, la réalité est malheureusement différente ...

Les ventes de détail en Chine sont peu fiables, car elles mesurent non seulement les dépenses des ménages, mais aussi celles des entreprises et du gouvernement.

L’accélération des dépenses publiques depuis l’année passée a créé une distorsion de cette série.


Au contraire des deux graphiques ci-dessus établis sur la base du bureau national des statistiques (BNS), les sondages auprès des foyers ont démontré une faiblesse de la consommation privée.
 

Les ménages se sont serrés la ceinture tout au long de 2008, après avoir subit une contraction de leur revenu disponible.
Leur moral est tombé à son plus bas historique.
 




Ainsi, cette faiblesse a été effectivement constatée dans les grands magasins.

Selon le résultat du centre d’information commerciale nationale de la Chine (CNCIC), le chiffre d’affaires des 100 plus grands détaillants nationaux n’a augmenté que de 8,1% en mars, soit la moitié de la croissance indiquée par les ventes de détail du bureau national des statistiques (BNS).  
 
La Chine représente environ la moitié des Etats-Unis en terme de poids économique (calculé sur base PIB en USD et sur la base de la parité des pouvoirs d'achat publié par le FMI. Méthode qui tient compte des différences de prix et de niveaux de vie entre pays).



Source: FMI, UBS WMR

Le consommateur américain = 70% du PIB US
Le consommateur chinois = 35% du PIB CHINE


PIB CHINE = 50% PIB US (environ)

Par conséquent: 1 consommateur américain = 4 consommateurs chinois

Comme les chinois sont environ 4 fois plus nombreux que les américains, alors TOUT VA BIEN ...

Seulement voilà, les chinois disposant d'un revenu moyen américain (environ 35'000 USD/an) ne sont pas 1,3 milliard, mais seulement 25 à 30 millions ...



Source: UBS WMR sur données FMI et Banque Mondiale

Ainsi, aujourd'hui, le consommateur chinois n'est pas du tout en situation de pouvoir remplacer le consommateur américain défaillant.

Dans ce contexte, une correction boursière sera inévitable.

Et cette correction pourrait fournir un point d'entrée sur les matières premières ...

13 mai 2009 ..... Dollar versus EURO ...

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Qui va payer ?

Dans le contexte économique extraordinaire que nous vivons, les pays qui finiront par sortir de la crise et qui éviteront la déflation auront généré une dette gargantuesque.

Car ils auront fait marcher la planche à billets.

A long terme, ils s'en sortiront mieux mais ils le payeront indubitablement par une dégradation de leur notation obligataire et par de fortes tensions inflationnistes, deux facteurs
plaidant pour une dépréciation de leur devise.

Alors que les Etats-Unis font partie de ce groupe de pays, la Zone Euro pas du tout.

Voilà pourquoi le dollar a un risque de chute important face à l'euro.



12 mai 2009 ..... comment faire pour contrer le futur krach obligataire et monétaire ?

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Avis de mauvais temps sur le système monétaire ...

La Chine veut clairement sortir de sa dépendance versus $, les BRIC et certains émergents commencent à signer des accords d’échanges hors $, les pays du golfe créent une nouvelle monnaie d’échange etc etc… nombres de signes montrent que le $ va petit à petit perdre son rôle de référence absolue.
Et cela à un moment où justement les USA ont désespérément besoin du $.
Et ainsi, depuis le début du QE (quantitative easing, cf. lexique boursier), la FED a créée 590M$. Ce n’est qu’un début.

Beaucoup d’autres éléments militent pour une probable « guerre des monnaies » : les comptes publics qui dévissent, la baisse dramatique des recettes du pétrole pour les pays producteurs qui vont devoir réagir sur leurs devises, la chute du commerce international mettant à mal les gros exportateurs ...

Le danger que je pressens depuis de nombreux mois et qui, à mes yeux, se renforce, vient plutôt de là, une dévaluation agressive ou une dépréciation généralisée (ça revient au même) des monnaies fiduciaires (la pire des situations pour la zone €) engendrant par nature une explosion rapide des taux d’intérêt.


Quand la Chine aura les moyens de lâcher le $, ce qui pourrait arriver au cours de l’année 2009, tout peut se produire.
J’ai pas mal bossé avec des entrepreneurs Chinois, même s’ils ne sont pas aussi « indélicats » en affaires que les Indiens, ils joueront leur propre partition s’ils le peuvent, je n’ai aucun doute là-dessus.
 

Et là deux questions se posent:

A court terme, l’évolution des taux longs US ?

A court terme, les risques monétaires ?

 

Comme Loïc Abadie, je ne vois pas les taux LT monter très rapidement.

Par contre, à l’inverse de la position de Loïc Abadie, je crains une réelle instabilité monétaire à CT.

Dans le premier scénario, une montée progressive des taux long et de l’inflation (dans un-deux ans) anticipant ou accompagnant une reprise de l’activité économique peut être contrée par une diversification agressive sur MP, minières, pétrolières ... en choisissant ses points d’entrées. 


Et je pense qu’il devrait y avoir de meilleures valeurs liquidatives dans les mois qui viennent. 

Mais par contre, comment faire pour contrer le krach obligataire et monétaire du second scénario ?

Dans ce cas de figure le cash perd, les actions perdent, les obligations perdent ...

Que faire en dehors de l’immobilier et de quelques vraies valeurs refuges ?

12 mai 2009 ..... Retour de la baisse ?

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Refuge sur les valeurs défensives ?

Si on considère que la majorité des gestionnaires de fonds ont raté une bonne partie de la hausse de ces dernières semaines en ayant fortement sous-pondéré la part des valeurs cycliques (bancaires notamment) dans les portefeuilles, il y a de fortes chances pour que l'arrivée de quelques séances de baisse aient un effet salutaires sur le marché. Elles constitueront le prétexte idéal aux « retardataires » pour revenir à l'achat.


La vague de fonds suscitée par ce comportement n'est pas à négliger, c'est même le seul véritable argument sur lequel peut reposer une reprise de la hausse en attendant des signes plus tangibles d'amélioration sur le plan macro-économique et même sur le plan micro-économique.
Car, il n'y a aucune illusion à se faire, les résultats du premier semestre seront à peine plus reluisants que ceux du premier trimestre.


Le pari d'une consolidation suivie d'une poursuite du rebond est donc tout à fait envisageable.
C'est le scénario que nous défendons, en sachant qu'en cas de rebond à court terme, il faudra se montrer très vigilant et se préparer à prendre de vrais bénéfices, car une fois que la plupart des grands gestionnaires de fonds se seront repositionner, il ne restera plus beaucoup de soutien technique sur lequel le marché pourra se reposer.

Pour l'heure, donc, il paraît plus opportun de rester investi et de supporter quelques séances de consolidation, plutôt que de sortir trop prématurément en prenant le risque de ne pas avoir pleinement profiter du mouvement de reconquête qui s'est mis en place début mars.

11 mai 2009 ..... Dans quelle ampleur, le futur krach obligataire US s'étendra-t-il à l'Europe ?

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Comment mettre son patrimoine à l'abri ?

La BCE confirme qu'elle met en oeuvre un assouplissement quantitatif et joue la carte de la reflation pour utiliser un euphémisme.

Les taux longs US augmentent lentement mais sûrement malgré la QE (quantitative easing, cf. lexique boursier). 
Les acheteurs de Tbonds ne se bousculent manifestement pas au portillon et les chinois, les japonais et les pétroliers, quoiqu'ils disent, ont quitté le navire.

Pour les patrimoines conséquents et sans vouloir faire le pessimiste, la question de l'échéance d'un inévitable krach obligataire et de ses conséquences me parait fondamentale.

La question du point d'entrée sur les MP en particulier le pétrole  est essentielle.

Un débat argumenté sur ce sujet devrait être ouvert car il ne s'agit plus seulement de spéculer sur les indices avec des dérivés pour mettre du beurre dans le épinards, mais de mettre à l'abri le patrimoine sur des supports tangibles susceptibles de se valoriser en cas de déliquescence monétaire.

10 mai 2009 ..... Jean-Christophe Bataille rappelle sa méthode d'investissement ...

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 Accumulation à l'achat et prises de bénéfices régulières en mode contrarian ...

Je prends des bénéfices sur actions parce que je ne mélange pas le trading et l'investissement.
L'investissement est réalisé sous forme de FCP en général:
Rotschild, Carmignac, BGF, Fidelity pour les cycliques et Pictet pour les spécifiques.

J'ai acheté pas mal de FCP actions sous CAC 2500 en m'étant fixé comme début à l'achat les plus bas de 2003 et je largue du papier progressivement pour accompagner un bear rally dont je n'ai pas la prétention de connaitre le sommet.
Dans ce contexte là, je ne cherche pas un point de sortie précis mais plutôt un prix moyen de prise de bénéfice assez élevé par rapport à mes prix d'achat et l'objectif de hausse maxi du marché que je me suis fixé (autour de CAC 3600) sans savoir si on l'atteindra ou si on le dépassera.

Si je rate un peu de hausse en PB, c'est pas grave.
Si je conserve une allocation actions un peu plus élevée que prévue parce que le marché corrige avant, ce n'est pas grave non plus car je fais de l'investissement à moyen ou long terme (que les types qui vendent tout le temps au plus haut et achète toujours au plus bas viennent me le faire croire ...).

Je largue aussi depuis quelques temps des FCP actions que je détiens depuis longtemps. Ceux-ci sont en général plutôt performants donc largement en plus value.
Je les vends car je reste, quoiqu'il arrive, baissier à moyen terme en direction de CAC 2000, là encore sans fixer de niveau trop précis.

Je ne vois aujourd'hui aucune raison de garder une allocation actions supérieure à 10 % du patrimoine pour cet été.

Je n'ai en revanche jamais 0 actions et ça fait plus de 25 ans que ça dure.

Je ne partage pas du tout la philosophie Cash + Bx4 qui ne convient qu'à des portefeuilles limités en volumes dans l'optique d'une gestion de conviction fortement déflationniste (on en voit aujourd'hui les limites).

Je pratique depuis très longtemps une gestion diversifiée dynamique tant sur les biens immobiliers que mobiliers et crois à une issue stagflationniste de la crise après déflation modérée.

Sur le plan sectoriel, les actions conservées sont donc orientées gold, petrole, MP, défensives européennes à gros rendement et BRICS surtout Chine.

L'immobilier de rapport reste un secteur assez présent chez moi quoique plus faible qu'il y a quelques années, dans une stratégie de diversification et de protection contre une chute des monnaies.

Je n'ai quasiment plus de cycliques ni de financières.

Pour le trading, je n'engage que la valeur d'un PEA gonflé par les années et je suis loin d'intervenir en trading tous les jours. Et là je vais suivre un plan de trade, stop loss et analyse technique au jour le jour.
Je suis en cash sur ce poste actuellement.

Maintenant, je suis capable de changer d'avis quand on me convainc. Mais en l'occurence, je ne vois pas l'interêt de laisser porter la totalité d'une allocation actions qui était à près de 22 % du patrimoine au début de la remontée du CAC jusqu'à un retournement difficile à prévoir et surtout à qualifier.

Je déteste courir après les cours à la hausse comme à la baisse et la meilleure manière de s'en prémunir reste pour moi l'accumulation à l'achat et les prises de bénéfices régulières en mode contrarian.

C'est une méthode qui associée à l'évaluation du potentiel bénéficiaire et de l'actif des sociétés du marché marche très bien depuis un siècle et je n'ai pas envie de réinventer le monde à la mode "trader" dont on sait que la plupart perdent beaucoup plus qu'ils ne le disent.

10 mai 2009 ..... Loic Abadie rappelle sa méthode d'investissement ...

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 A quel moment faudra-t-il investir dans le pétrole et les matières premières ?

Je ne suis pas "en même temps" investisseur, spéculateur et trader. Je suis à la base un investisseur LT qui se base sur l'analyse fondamentale, qui est devenu temporairement spéculateur par la force des choses (swings de quelques semaines en général) à cause de l'arrivée de la période de crise que nous connaissons (et que j'ai pu anticiper à temps).

Quand les valorisations seront revenues à des niveaux acceptables, je redeviendrai investisseur, parce que je préfère cela !

Pour le reste (marchés chinois et autres) : je vous l'ai déjà expliqué, je suis un investisseur amateur, disposant d'un temps très limité, d'un accès à un nombre de marchés lui aussi limité, qui a presque tout en PEA et agit en fonction de ces contraintes.

Tous les jours il y a une série d'actions qui font +50% ou mieux en daily, tous les mois il y a des secteurs ou indices qui rebondissent de 50% ou plus, mais il m'est impossible de surveiller simultanément et surtout d'avoir une expérience suffisante sur des centaines de marchés ou de titres à la fois.

Celui qui prétend pouvoir saisir toutes ces opportunités deviendrait d'ailleurs milliardaire en 2 ou 3 ans, mais je ne connais pas vraiment d'exemples de ce type...c'est donc que cela est moins simple dans la réalité que certains ne l'affirment !

Actuellement, comme j'estime que la crise ne fait que commencer, je me contente de ma stratégie mise en place depuis 2008, dans un contexte qui reste pour moi déflationniste : cash, swings baissiers si le contexte s'y prête, sans m'entêter si le marché me donne tort.

Je ne suis pas complètement borné, vu que j'ai quand même actuellement 28% de mon PEA en small caps (acquises pour la plupart entre janvier et mars, à l'exception de Delta plus) dans le cadre du rebond technique long en cours.

Pour le pétrole et les matières premières, je m'y intéresse beaucoup (ainsi qu'à vos avis sur le sujet), et j'ai bien l'intention d'y investir massivement, mais je ne pense pas que la baisse soit terminée, malgré le rebond technique en cours.

La prochaine grande séquence baissière et avancée de la crise financière, si elle a lieu comme je l'attends, devrait par contre offrir un point d'entrée intéressant pour l'investisseur LT que je suis à la base.

9 mai 2009 ..... Clash programmé sur le dieu dollar ...

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Le pétrole va-t-il redescendre à de meilleurs niveaux d'achat ?

Ou est-ce déjà trop tard ?


Concernant les choix d'investissement pour contrer le krach obligataire qui à mon avis ne manquera pas de survenir étant donné l'instabilité des monnaies, il faut d'abord imaginer ce qui va se passer :

Les monnaies occidentales vont perdre de plus en plus de leur crédit auprès des investisseurs. Ceux ci vont demander des taux de plus en plus élevés aux états et aux entreprises pour les financer.

Deux scénarii :

- Hypothèse N°1. Les banques centrales continuent à émettre de faux billets pour maintenir les taux au plancher. L'économie reste donc financée, mais en monnaie de singe. L'endettement est tel que cette gigantesque masse monétaire ne peut pas alimenter l'investissement ou la consommation. Cette masse monétaire va donc vers la seule chose qu'elle peut nourrir : une pression à la hausse sur les  prix, comme le faisait le crédit en 2006-2007.
En revanche, le deleveraging applique lui de fortes pressions à la baisse des prix. On observe déjà aujourd'hui ce combat ente les forces stagflationnistes liées à l'augmentation de la masse monétaire et les forces déflationnistes liées au deleveraging.
Il s'agit d'un équilibre précaire qui explique pourquoi la déflation attendue par beaucoup ici n'a pas vraiment pris forme et pourquoi l'inflation ne se déclenche pas non plus. La situation peut évoluer de deux façons :

    o La Chine n'arrive pas a reprendre son autonomie et continue à dépendre totalement de l'occident. Dans ce cas les matières premières chutent et la déflation l'emporte.

    o La Chine découple et fait démarrer son gigantesque marché intérieur avec ses méga plans keynesiens. Les matières premières montent (elle ne demande qu'à le faire car elles sont en sous-capacité de production) et font grimper les coûts à la production faisant ainsi pencher la balance du coté d'une inflation sans croissance en occident.

Cette hypothèse est la plus probable à mon humble avis car elle est souhaitée par les américains qui vont émettre toujours plus de monnaie pour se désendetter à bon compte via l'inflation et elle sera également favorisée par les chinois qui croient désormais beaucoup plus dans le découplage que dans les T bonds.


- Hypothèse N°2. Les banques centrales arrêtent la politique quantitative. Les banques font faillite et les états ne peuvent plus se refinancer à un taux acceptable et c'est le grand casse gueule économique de 29 avec déflation majeure pour 2 ou 3 ans.

L'allocation d'actif pour contrer un krach obligataire n'est donc pas du tout la même selon les hypothèses que l'on considère.

Je crois personnellement au découplage des émergents. (j'ai eu il y a deux jours un industriel allemand de mes amis qui m'a expliqué que son chiffre d'affaire n'était plus alimenté que par la Chine et que celle-ci reste en croissance sur son marché captif).

Je crois également que les occidentaux vont émettre autant de monnaie durant cette dépression économique que certains acheteurs de Bx4 vont moyenner en baisse avec la hausse des cours;

Le principe est le même : toujours plus pour essayer de sauver sa peau.


Tout ceci et les boniments médiatiques vont retarder le krach obligataire, alimenter la masse monétaire et l'inflation potentielle, et donner le délai nécessaire au découplage.


Dans cette hypothèse, la stagflation est au bout du chemin.

Pour en venir aux placements, dans ce cas, les avoirs en euros assurance vie, qui sont très intéressants actuellement avec la baisse des cours et une certaine stabilité des monnaies, vont plus tard souffrir de deux problèmes :

- Leur rendement sera très inférieur aux nouveaux taux d'émission obligataire et à l'inflation lorsqu'elle se déclarera puisque les obligations amorties jusqu'en fin de vie par les compagnies empêcheront une remontée rapide des taux de contrat. Il faudra au moins dix ans pour rejoindre des taux équivalents car pour ce faire les compagnie devront acquérir pendant des années de nouvelles obligations à des taux bien supérieurs.

- Leur solvabilité va devenir préoccupante car le risque est grand en cas de montée importante des taux de voir les investisseurs arbitrer massivement leur avoirs en euros vers des obligations nouvellement émises à des taux beaucoup plus importants ou vers des obligations à taux variables. Les assureurs pourraient dans ce cas être confrontés à un problème de désinvestissement massifs de leurs clients et de liquidité, leurs ratios prudentiels étant ce qu'ils sont, ce risque d'insolvabilité est loin d'être négligeable.

En revanche :

- l'or et les matières premières achetés aux meilleurs niveaux, en particulier le pétrole devraient être beaucoup plus profitables que les placements obligataires dont le différentiel de taux versus l'inflation serait réduit à la portion congrue.

- L'immobilier très chahuté dans la période de déflation d'actif que nous connaissons redeviendrait très attractif avec des prix abaissés et un effet de protection du capital et des rendements contre l'inflation.

- Les actions de certains pays comme la Chine devraient bien résister du fait de la capacité d'expansion de ces pays. Elle seront à accumuler massivement. L'exemple type est China Mobile.

Toute la difficulté est dans le timing des transferts d'actifs car tu peux envisager de garder tes euros assurance vie jusqu'au krach obligataire, mais a ce moment là, l'or et les matières premières auront déjà beaucoup grimpé et les chinoises aussi (c'est déjà le cas).

Je pense personnellement que toutes ces valeurs devraient rechuter au moins une fois avant que les monnaies n'implosent.

Nous aurons donc de nouvelles  et meilleures opportunités d'achat à la baisse sur ces actifs qu'actuellement (sauf pour l'or qui à mon humble avis ne descendra plus beaucoup).

C'est à dire passer de 10-15 % des avoirs mobiliers en actions et 85 % en euros à 50 % en actions (Or, Pétrole, matières premières canadiennes et australiennes, européenne gros rendement pérenne et émergent surtout Chine Brésil), le reste en obligations convertibles et pour le reste des avoirs en euros en apport comptant au plus bas des prix (horizons différents selon les pays) dans le financement de l'achat de biens immobiliers à crédit.

Niveau optimum des transferts en valeurs mobilières : à partir de CAC 2500 en direction de 2000.

En sachant que tout peut être remis en cause par l'actualité et le déroulement de la crise, ce qui bien sur ferait varier les niveaux d'intervention.


Une incertitude : l'évolution du pétrole qui depuis quelques temps a tendance à réagir comme l'or malgré les baisses de consommation et les surstocks en anticipant un clash sur le dollar.
Je garde tout de même la conviction que l'or rebaissera à de meilleurs niveaux d'achat.

Ceci ne vaut que si les banques centrales continuent cette politique quantitative mise en place très précocement et que le scénario déflationniste long à la japonaise défendu par certains est invalidé.

8 mai 2009 ..... Est-ce la fin du rebond ?

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Loic Abadie prudemment baissier ...

Je retente ma chance sur le BX à 82,70 pour 20% de mon PEA.
Stop loss à 3400 sur le CAC (risque global pour mon PEA d'environ 1,2%)

Justifications :
- Le niveau très bas du put /call ratio
- Le VIX
- Le retracement fibo de 23,6% de la baisse 2007-2009 vers 3330 sur le CAC
- Le fort surachat avec le CAC qui est au dessus de ses bollingers.

8 mai 2009 ..... Comment faire partie de ceux qui s'en sortiront gagnants ?

Investir prudemment ne signifie pas absence de risque ...

Comment investir prudemment ?

On dit souvent que de réaliser un problème représente 50% de la solution.  C'est probablement à un peu moins que ce point de la crise que nous sommes rendus. 


En effet, la véritable ampleur de cette crise n'est absolument pas comprise par la population.  Quand la majorité sera consciente de certains détails présentement cachés ou ignorés de l'étendue de cette crise financière et économique, alors nous en serons rendus à 50% de la durée de la crise.


Et une fois la crise vraiment terminée, c'est à dire, une fois que l'activité économique et financière auront fini d'empirer, nous en aurons probablement pour une dizaine d'années à rebâtir pour en revenir au niveau de vie et de valeurs nettes que nous avons eues durant les années 90. 


Certaines personnes et certaines compagnies ne reverront jamais ce niveau à cause de la dette qu'ils avaient utilisé.


C'est la triste réalité.


Vous devez maintenant vous demander comment faire partie de ceux qui s'en sortiront gagnants. 
Et c'est à mon avis en travaillant, en allant chercher de nouvelles formations et éducation, en épargnant, en étant réaliste face aux possibilités offertes dans une telle économie et en investissant prudemment.
Investir prudemment ne signifie pas l'absence de risque. 
Investir prudemment requiert de choisir des risques d'affaires raisonnables et de ne pas spéculer sur les fluctuations de prix à court terme. 
Investir prudemment inclut nécessairement que vous "manquerez" des hausses dans plusieurs titres.


Ignorez les marchands de rêves qui laissent miroiter les gros rendements sans risque, les rebonds faciles, les aubaines à 25x les profits, les obligations sans risque qui rapportent beaucoup plus que les autres ...